"I must be willing to give up what I am in order to become what I will be." (Einstein)
Ouch! Giving up what I am is hard. Letting go is hard. Change is hard. Well, let me rephrase that a bit: often the changes that come with personal renewal are enjoyable, but I don't like changing. Changing is painful and scary; I am giving up the familiar for the unknown. I am stepping out of my comfort zone into something uncomfortable and unpredictable.
I wonder: what does the caterpillar feel like when it spins its coccoon, when its body turns into mush in the process of becoming a butterfly? What does the snake feel like when its old familiar skin splits down the back and begins slipping off? What does the baby in the very act of birth feel like as it comes down the birth canal, leaving a quiet, dark, symbiotically-secure life forever behind it?
How do I feel?
As I confront the issues of midlife, I feel kind of like I am in the throes of being re-born. Like I am "turning into mush" in the process of becoming, I don't know what, something else. Like I am shedding my skin. I find this moment in my life kind of scary. What I know about change helps me understand that I must first let go of one trapeze before taking hold of a new one, that I must go through "endings", then enter the "neutral zone" of uncertainly before embracing "new beginnings" (William Bridges model of transition) -- but it's scary just the same. My work in therapy is all about "the business of change", but that doesn't mean that I do not myself have to go through the dark corridor into the unknown. I know about change, but I am still affected by it--and scared by it. I suppose my fear is partly because I don't know if the changes I am experiencing and contemplating are leading me in the right direction; if I will look back in a year and feel that I've taken the right path, or if I'll feel that I've wandered off the path, gotten even more lost, in the middle of my life, in that "dark woods" in which I now find myself.
In my case study of one, I am working with a few tools and strategies to help me as I change. I find it helpful to keep a journal to chart out my course and mop up the blood of my more difficult emotions. (A paper journal, that is: I'm not yet quite comfortable sharing everything within me with the blogosphere). I find it helpful to share what's going on inside me with trusted friends, to remind myself of just what in my life is not changing: what remains solid and predictable. I hope that I can take this light with me -- the love of my closest friends and family, the depths of my self-knowledge, my capacity for gratitude and appreciation, my compassion, my insight, my confidence in my abilities to learn and adapt -- into the darkness of the unknown. . .
November 08, 2009
March 09, 2008
March 08, 2008
Le jeu : le travail sérieux de l'enfance
"Les jeux des enfants ne sont pas des jeux,
et il les faut juger en eux comme leurs plus sérieuses actions."
~ De Montaigne
Jouer, pour un enfant, est absolument essentiel pour un développement sain et normal. Un enfant qui ne sait pas jouer (et parfois on doit, en effet, apprendre à un enfant à jouer, car cette capacité n’est pas tout à fait innée) est mal équipé pour répondre aux exigences de sa vie quotidienne et pour surmonter à ses anxiétés et à ses insécurités. Examinons brièvement le concept du jeu afin de mieux apprécier le sérieux de ce « travail » dans la vie d’un enfant.
Quels sont les stades développementaux du jeu?
1 – 2 ans jeu solitaire
Enfant joue seul, et on voit souvent l’apparition de l’ « objet transitionnel », une doudou qui symbolise la présence de la mère et qui devient source de réconfort
2 – 4 ans jeu en parallèle
Enfant remarque et imite le jeu de ses amis sans trop interagir avec eux.
4 – 5 ans jeu associatif
Enfant commence à jouer « avec » d’autres enfants, et ils font tous à peu près la même chose. (On voit souvent l’apparition de l’ « ami imaginaire », surtout chez les enfants d’une intelligence vive.)
5 – 6 ans jeu coopératif
Jeux de fantaisie avec plusieurs amis ou chacun assume un rôle différent.
6 ans + groupe de jeu
Quatre ou cinq enfants jouent ensemble et le monde réel prend de plus en plus de place dans leurs jeux.

À quoi ça sert, de jouer?
L’enfant joue pour relaxer—pour gérer son stress, ses frustrations et son anxiété (dans un monde sur lequel il a si peu de contrôle!) et pour décharger le surplus de son énergie.
L’enfant joue pour combler ses propres besoins affectifs. Par exemple, l’enfant de cinq ans peut jouer à redevenir « bébé » afin de rechercher la sécurité et la simplicité de cette époque et pour avoir de la part des parents plus d’attention et de caresses.
L’enfant joue pour mieux comprendre un processus ou un événement qui lui arrive, pour se préparer pour ses propres défis, et pour explorer ses possibilités futures, dans une sorte de remue manège. Par exemple, l’enfant qui va subir une opération peut comprendre les étapes de l’opération et gérer son anxiété en jouant à l’opération avec un de ses poupées ou ses animaux en peluche.
Jouer permet à l’enfant d’explorer ses émotions face aux événements actuelles ou potentielles dans sa vie. Jouer lui permet aussi d’exprimer ses pensées et ses émotions face à ces événements, dans une espèce de catharsis, afin de diminuer ses peurs et ses anxiétés. En effet, jouer l’aide à assimiler les expériences qui sont trop grand pour « digérer » d’un coup en les « mâchant » un petit boucher à la fois. (On peut considérer l’exemple de l’enfant traumatisé qui reproduit à répétition par moyen de ses jouets des événements traumatisants dans un contexte sécuritaire).
L’enfant joue pour se sentir compétent, à la hauteur, puissant—ce qui augmente son estime de lui-même.
L’enfant joue pour surmonter l’ennui d’un environnement qui n’est pas stimulant. Il peut aussi jouer afin de compenser pour un échec ou pour une lacune—pour faire « comme si », pour utiliser la fantaisie afin de refaire les événements du passé comme il aurait voulu qu’ils soient arrivés.
Jouer sert à l’enfant comme préparation pour la vie adulte. Les enfants aiment « faire semblant » d’être des adultes, et dans leurs jeux de rôles on peut voir leurs efforts de mieux comprendre les rôles de père, de mère, et de travailleur (pompier, médecin, astronaute. . .) et de commencer à s’insérer dans le monde adulte.
Comment définir le jeu?
Définir le mot « jouer » peut sembler facile, mais sous réflexion, ce n’est pas si évident que ça ; on va dire qu’il s’agit simplement de s’amuser, mais souvent il y a beaucoup d’effort, d’intensité, de stress et même de douleur dans le jeu. En 1950, Johan Huizinga a étudié plusieurs cultures afin d’arriver à une compréhension du jeu. Selon ses recherches, « le composant essentiel du jeu, c’est ce qu’il ne produit rien dans le monde réel. » Bien sûr qu’on peut parler des « buts » dans un jeu, mais ces buts ne représentent rien dans la vie réelle. Si jamais le but devient toute la raison pour jouer, le jeu devient une tâche et donc du travail —et ce n’est plus ce qu’on entend par jouer. Huizinga a aussi découvert que le jeu exige son propre espace et temps séparés en dehors du monde réel —le « terrain de jeu », le « cercle magique », le chéquier . . . un monde imaginaire avec ses propres frontières et ses règles qui ne partagent rien de la complexité et de la confusion du monde réel. Les sentiments et les émotions reliées au jeu sont, par exemple, très réels et très intenses – on peut « écraser » l’adversaire, mais ensuite on peut rentrer à la maison avec lui en toute amitié. Donc, l’opposé du jeu n’est pas le sérieux ; l’opposé du jeu, c’est la réalité.
Comme adultes, gardons-nous toujours la capacité de « jouer » ? En effet, je suis convaincu qu’un adulte sain doit préserver une place pour le jeu ludique dans sa vie, et doit au moins une ou deux fois par semaine trouver le temps pour « jouer », même si il ne s’agit pas des mêmes actions ou passe-temps que lorsqu’il était enfant. Que faites-vous pour jouer? Peut-être que votre enfant pourrait devenir votre enseignant pour vous rappeler l’importance du jeu dans votre propre vie.
et il les faut juger en eux comme leurs plus sérieuses actions."
~ De Montaigne
Jouer, pour un enfant, est absolument essentiel pour un développement sain et normal. Un enfant qui ne sait pas jouer (et parfois on doit, en effet, apprendre à un enfant à jouer, car cette capacité n’est pas tout à fait innée) est mal équipé pour répondre aux exigences de sa vie quotidienne et pour surmonter à ses anxiétés et à ses insécurités. Examinons brièvement le concept du jeu afin de mieux apprécier le sérieux de ce « travail » dans la vie d’un enfant.
Quels sont les stades développementaux du jeu?
1 – 2 ans jeu solitaire
Enfant joue seul, et on voit souvent l’apparition de l’ « objet transitionnel », une doudou qui symbolise la présence de la mère et qui devient source de réconfort
2 – 4 ans jeu en parallèle
Enfant remarque et imite le jeu de ses amis sans trop interagir avec eux.
4 – 5 ans jeu associatif
Enfant commence à jouer « avec » d’autres enfants, et ils font tous à peu près la même chose. (On voit souvent l’apparition de l’ « ami imaginaire », surtout chez les enfants d’une intelligence vive.)
5 – 6 ans jeu coopératif
Jeux de fantaisie avec plusieurs amis ou chacun assume un rôle différent.
6 ans + groupe de jeu
Quatre ou cinq enfants jouent ensemble et le monde réel prend de plus en plus de place dans leurs jeux.

À quoi ça sert, de jouer?
L’enfant joue pour relaxer—pour gérer son stress, ses frustrations et son anxiété (dans un monde sur lequel il a si peu de contrôle!) et pour décharger le surplus de son énergie.
L’enfant joue pour combler ses propres besoins affectifs. Par exemple, l’enfant de cinq ans peut jouer à redevenir « bébé » afin de rechercher la sécurité et la simplicité de cette époque et pour avoir de la part des parents plus d’attention et de caresses.
L’enfant joue pour mieux comprendre un processus ou un événement qui lui arrive, pour se préparer pour ses propres défis, et pour explorer ses possibilités futures, dans une sorte de remue manège. Par exemple, l’enfant qui va subir une opération peut comprendre les étapes de l’opération et gérer son anxiété en jouant à l’opération avec un de ses poupées ou ses animaux en peluche.
Jouer permet à l’enfant d’explorer ses émotions face aux événements actuelles ou potentielles dans sa vie. Jouer lui permet aussi d’exprimer ses pensées et ses émotions face à ces événements, dans une espèce de catharsis, afin de diminuer ses peurs et ses anxiétés. En effet, jouer l’aide à assimiler les expériences qui sont trop grand pour « digérer » d’un coup en les « mâchant » un petit boucher à la fois. (On peut considérer l’exemple de l’enfant traumatisé qui reproduit à répétition par moyen de ses jouets des événements traumatisants dans un contexte sécuritaire).
L’enfant joue pour se sentir compétent, à la hauteur, puissant—ce qui augmente son estime de lui-même.
L’enfant joue pour surmonter l’ennui d’un environnement qui n’est pas stimulant. Il peut aussi jouer afin de compenser pour un échec ou pour une lacune—pour faire « comme si », pour utiliser la fantaisie afin de refaire les événements du passé comme il aurait voulu qu’ils soient arrivés.
Jouer sert à l’enfant comme préparation pour la vie adulte. Les enfants aiment « faire semblant » d’être des adultes, et dans leurs jeux de rôles on peut voir leurs efforts de mieux comprendre les rôles de père, de mère, et de travailleur (pompier, médecin, astronaute. . .) et de commencer à s’insérer dans le monde adulte.
Comment définir le jeu?
Définir le mot « jouer » peut sembler facile, mais sous réflexion, ce n’est pas si évident que ça ; on va dire qu’il s’agit simplement de s’amuser, mais souvent il y a beaucoup d’effort, d’intensité, de stress et même de douleur dans le jeu. En 1950, Johan Huizinga a étudié plusieurs cultures afin d’arriver à une compréhension du jeu. Selon ses recherches, « le composant essentiel du jeu, c’est ce qu’il ne produit rien dans le monde réel. » Bien sûr qu’on peut parler des « buts » dans un jeu, mais ces buts ne représentent rien dans la vie réelle. Si jamais le but devient toute la raison pour jouer, le jeu devient une tâche et donc du travail —et ce n’est plus ce qu’on entend par jouer. Huizinga a aussi découvert que le jeu exige son propre espace et temps séparés en dehors du monde réel —le « terrain de jeu », le « cercle magique », le chéquier . . . un monde imaginaire avec ses propres frontières et ses règles qui ne partagent rien de la complexité et de la confusion du monde réel. Les sentiments et les émotions reliées au jeu sont, par exemple, très réels et très intenses – on peut « écraser » l’adversaire, mais ensuite on peut rentrer à la maison avec lui en toute amitié. Donc, l’opposé du jeu n’est pas le sérieux ; l’opposé du jeu, c’est la réalité.
Comme adultes, gardons-nous toujours la capacité de « jouer » ? En effet, je suis convaincu qu’un adulte sain doit préserver une place pour le jeu ludique dans sa vie, et doit au moins une ou deux fois par semaine trouver le temps pour « jouer », même si il ne s’agit pas des mêmes actions ou passe-temps que lorsqu’il était enfant. Que faites-vous pour jouer? Peut-être que votre enfant pourrait devenir votre enseignant pour vous rappeler l’importance du jeu dans votre propre vie.
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